Judah s’approche de Joseph pour demander la libération de Benjamin, s’offrant comme esclave à la place de son jeune frère. Devant cette expression de loyauté l’un envers l’autre, Joseph ne peut davantage se contenir et leur révèle son identité. « Je suis Joseph, dit-il d’une voix chargée de pleurs, mon père vit-il encore ? »
Ses frères sont accablés de honte et de remords, mais il les réconforte en leur disant : « Ce n’est pas vous qui m’avez fait venir ici, c’est D.ieu, afin de nous sauver, nous et tout le pays, de la famine. » Il se jette ensuite au cou de Benjamin et pleure.
Les frères, chargés de présents, s’empressent de retourner en Canaan pour y apporter la bonne nouvelle. Jacob descend alors en Égypte avec ses fils et leurs familles, soixante-dix âmes en tout, afin d’y retrouver Joseph après 22 ans de séparation. Sur son chemin, il reçoit la promesse de D.ieu :
« N’hésite pas à descendre en Égypte, car Je t’y ferai devenir une grande nation. Moi-même, Je descendrai avec toi en Égypte ; Moi-même Je t’en ferai remonter. »
Joseph rassemble les richesses de l’Égypte au profit de Pharaon en vendant nourritures et semences pendant la famine. Pharaon donna à Jacob et à sa famille la région fertile de Goshen, où les enfants d’Israël connurent une prospérité prodigieuse.

du choix du moment et de l'intention Joseph porte le dilemme et le paradoxe du sens de la Justice face au concept tout aussi puissant de la loi du Talion. Entièrement acquis à sa Foi et ses lois, il ne succombe pas à la tentation d'accabler ses frères mais les "relève" de leur honte comme s'il était plus important d'avoir retrouvé sa dignité par un acte unique d'honneur et de bonté que de rester effondré et larmoyant sur l'ignominie d'un comportement. Ce qui me frappe c'est sa capacité à attendre le moment juste et l'humilité de sa révélation comme s'il se savait béni dans son parcours de vie. Et de ce fait l'horreur de leur attitude saute encore plus aux yeux de ses frères ; parce qu'ils ne sont pas complètement mauvais? et si l'important n'était pas qu'ils changent mais plutôt qu'ils acceptent la confrontation à leurs actes. Alors on pourrait comprendre la délicatesse de Joseph comme n'étant pas de la magnanimité mais un véritable émerveillement actif face au repentir actif. Est-ce le juste prix de l'Unité ?
Je trouve votre commentaire plein de sens. Je voulais ajouter au fait que la confrontation aux actes des frères est selon moi un début de procéssus de changement. La remise en question de l'homme suivi de son regret et la réparation totale face à une faute. Commencer par être capable de faire face à son erreur sans la fuir ou nier. Joseph a donc provoqué le processus de changement chez ses frères. Comme si toute cette mise en scène orchestrée par lui était comme une façon de leur prouver qu'ils sont capables de changer, de regretter. Ceci peut nous enseigner qu'on est capable de changer et que cela a une grande valeur. C'est peut être par une si belle réparation que l'unité est si forte.